Surprise" européenne pour finir. Le président descend saluer les porte-drapeaux
des armées des 27, en compagnie du président de la Commission José Manuel
Barroso, du Premier ministre portugais José Socrates, qui préside actuellement
l'Union, du président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering et du Haut
représentant diplomatique de l'UE, Javier Solana.
M. Barroso se réjouit de ce "symbole" qui est "plus qu'un symbole". "A
l'heure de la mondialisation nous ne pouvons réussir que (...) tous les pays
d'Europe ensemble", ajoute-t-il.
"Je voulais que la France soit de retour en Europe et que l'Europe soit
présente en France", lance M. Sarkozy, précisant plus tard sur France 2 que
"l'Europe ça ne doit pas être la négation des nations, l'Europe se construit sur
des nations", et affirmant vouloir une Europe "qui protège".
Accompagné de son épouse Cécilia, le président va également saluer plusieurs jeunes handicapés, avant de se rendre au déjeuner officiel. Il en profite pour organiser une rencontre entre ses invités et Dominique Strauss-Kahn, l'ancien ministre socialiste, candidat de l'UE à la direction du FMI, indiquant plus tard qu'il lui parle "tous les jours".

La garden-party élyséenne suit. Changement sans doute le plus visible, après avoir refusé l'habituelle "grâce du 14 juillet", le président a renoncé à la traditionnelle interview télévisée. Mais il intervient de façon plus informelle, présentant ses ministres à la foule du haut du perron et devisant avec les journalistes.

Dans le jardin, un tapis vert permet aux fauteuils roulants de circuler plus facilement. Car la fête est aussi celle des "victimes" et des "héros" anonymes. 2.000 d'entre eux, choisis avec l'aide d'associations, étaient invités à la garden party.
Il a affirmé sur France 2 qu'il voulait dédier le 14 juillet "aux enfants qui souffrent", et que l'Elysée "soit la maison du peuple français".

Le chef de l'Etat a achevé sa journée-marathon du 14 juillet en assistant à ce "concert de la fraternité", en compagnie de la fille de son épouse, Judith.
Cette "grande fête populaire" au Champ de Mars, à Paris, a rassemblé des chanteurs européens et, en tête d'affiche, Michel Polnareff.
Plus de 600.000 personnes étaient réunies sur le champ de Mars pour écouter le "concert de la fraternité". Avec un peu de retard sur l'horaire, le musicien aux emblématiques lunettes blanches, est monté sur scène drapé dans une cape bleu-blanc-rouge, avant d'entonner "la poupée qui fait non", un de ses plus grands tubes.
Polnareff a un nouvelle fois remercié Nicolas Sarkozy sur scène. "M. Le président, avec tout mon respect, je vous dis merde pour que vous nous ameniez au paradis de notre vivant", a-t-il lancé avant de clôturer son concert sur "Nous irons tous au paradis".
Les festivités se sont achevées peu après 23h00 et la foule compacte, de quelque 600.000 personnes, selon la préfecture de police, commençait à se disperser. Il n'y a eu aucun incident comme en banlieue, où la soirée semble avoir été calme dans l'ensemble, selon des informations partielles recueillies de sources policières et préfectorales.




