URGENCE BIRMANIE - URGENCE BIRMANIE –
« Des millions de Birmans
privés de tout, le bilan pourrait dépasser 150.000 morts »
D’une
catastrophe à l’autre...

Mi-novembre dernier, le cyclone Sidr
faisait près de 10 000 victimes au Bangladesh : présente sur place,
Partenaires a pu rôder ses capacités d’action d’urgence, en distribuant
dans la région de Shariatpur 1500 couvertures et des tonnes de lentilles aux
familles les plus touchées.
A présent, c’est surla Birmanie, l’autre foyer d’action de
Partenaires en Asie, que s’abat le cyclone Nargis, infiniment plus grave
comme l’attestent les dépêches d’agences reprises ici.
A nouveau donc, notre association
se retrouve, bien malgré elle, aux premières loges pour venir au secours de
populations démunies. A cette fin, nous nous associons à nos confrères de SOLIDARITES ,
mieux équipés mais sans l’expérience indispensable de ce pays très particulier,
pour entreprendre une opération de survie dans une banlieue très pauvre de
Yangon, Shwe Pyi Tha : car c’est la
zone la plus éprouvée par le cyclone, et Partenaires y est active et
reconnue depuis près de dix ans.
Grâce à votre aide, nous
espérons pouvoir bientôt fournir aux sinistrés le riz qui leur fait déjà
défaut, des abris provisoires et de quoi purifier l’eau, qu’ils doivent à
présent puiser dans les mares polluées. Et aussi bien sûr, pouvoir reprendre
dès que possible la restauration des écoles, dont nous avions déjà équipé
cinquante (soit 35 000 enfants) en puits profonds, réservoirs et toilettes,
sans oublier nos campagnes d’éducation à l’hygiène et de prévention du sida.
MERCI DE FAIRE
PARVENIR VOS DONS PAR CHEQUE A
‘PARTENAIRES’ 41 rue des Maronites 75 020 PARIS
Vous
recevrez cet été votre reçu fiscal vous permettant de récupérer l’année
prochaine les deux tiers de votre don sous forme de crédit d’impôt : par
exemple un don de 150 € ne vous reviendra qu’à 50 €

D’après Associated Press :
"De manière générale, la région toute entière du bas du delta est sous
l'eau. Nous avons affaire à une catastrophe majeure ", a expliqué mercredi
Richard Horsey, porte-parole de l'Office de coordination de l'aide humanitaire
des Nations unies à Bangkok.
Les ravages du cyclone dans cette zone agricole faisaient également craindre
une pénurie de riz à long terme dans le pays. Plusieurs magasins ont du reste
été pris d'assaut par des habitants affamés, selon l'ONU.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU a annoncé avoir commencé à
distribuer de la nourriture à environ un million de sans-abri dans la région de
Rangoon, la plus grande ville du pays. Les équipes de secours distribuent
également des kits de purification d'eau, des moustiquaires et des fournitures
médicales de base.
Outre les dégâts et la pénurie d'eau potable, les habitants du delta de
l'Irrawaddy, grenier à riz de la
Birmanie, devaient également faire face à l'explosion du prix
des denrées alimentaires. Ainsi, un sac de riz de 33kg s'échangeait à environ
25 euros, une somme astronomique dans un pays où une grande partie de la
population vit avec l'équivalent de 1,30 euro.
Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture
(FAO), les cinq provinces les plus touchées produisent ainsi 65% du riz du
pays. "Il est probable qu'il y ait des pénuries incroyables dans les 18 à
24 mois à venir", a expliqué Sean Turnell, économiste expert dela Birmanie.
Un communiqué de Christian Raymond 8 mai 2008( Association Partenaires)
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Par Hla Hla HTAY AFP - Mercredi 7 mai, 22h00
RANGOUN (AFP) - Le bilan du passage du cyclone Nargis pourrrait
dépasser les 100.000 morts, selon une diplomate américaine, alors que des
millions de Birmans restaient privés de nourriture, d'eau et d'abri et
attendaient impatiemment l'aide internationale cinq jours après la catastrophe.
Le bilan officiel et toujours provisoire de la catastrophe qui a ravagé le
sud de la Birmanie a
été légèrement revu à la hausse mercredi soir. Selon la télévision d'Etat,
22.980 personnes sont décédées et 42.119 autres portées disparues.
Mais la chargée d'affaires américaine en Birmanie, citant un responsable des
secours, a déclaré que le bilan pourrait dépasser les 1O0.000 morts. L'étendue
des dégâts est encore impossible à mesurer. Les ONG présentes sur place, qui
parlent de millions de sans-abri, craignent que le nombre de morts ne
s'alourdisse considérablement.
Les militaires birmans, qui exercent un pouvoir sans partage sur le pays
depuis 1962, ont accepté le principe d'une aide internationale. Le geste est
rare pour l'un des pays les plus isolés du monde, mais les étrangers doivent
négocier avec les autorités birmanes pour pénétrer sur leur sol.
"Les victimes du cyclone ont un besoin urgent de l'aide d'urgence
des agences internationales ", a déclaré le parti de l'opposante
birmane Aung San Suu Kyi, la Ligue
nationale pour la démocratie (LND).
La situation est d'autant plus urgente que des experts sanitaires craignent
des épidémies. Les populations de la région de Rangoun et surtout de
l'Irrawaddy manquent d'eau potable et d'abris.
"Le temps presse", a estimé la directrice de l'Unicef, Ann
Veneman. "Les enfants sont extrêmement vulnérables aux maladies et à la
faim, ils ont besoin d'une aide immédiate pour survivre".
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Urgence Bangladesh
D'abord un grand merci à tous ceux qui ont répondu spontanément à notre début de programme d'urgence. Votre aide nous a permis d'avancer dans notre projet d'aide aux populations victimes des ravages du cyclone
Sidr, la terrible nuit du 15 novembre. Les nouvelles estimations tablent sur un total dépassant les 5 000 morts.
Christian Raymond